Qu'est-ce que les blessures du sexe ?

Les blessures de notre sexe

Après l’innocence de nos premières explorations sexuelles, l’énergie de vie que celles-ci nous apportaient a été réprimée par la société qui ne trouvait pas cela convenable.

En réprimant cette énergie de vie, notre capacité naturelle à ressentir l’extase et la joie grâce à des sensations provenant de nos organes génitaux a été grandement amoindrie.

Plus tard, lorsque nous avons grandi et commencé à rencontrer des partenaires sexuels, une attitude d’auto-désapprobation nous a souvent contraint à cacher nos organes génitaux et empêchés de partager honnêtement nos envies et nos désirs sexuels.

Nous n’avons pas appris à parler de nos plaisirs et nos besoins sexuels.

Aborder ce sujet avec nos partenaires se fait avec plus ou moins de facilité : nous avons du mal à leur dire quoi faire, comment le faire et ce que nous ressentons.

Nous n’en avons pas toujours conscience, mais bien souvent, en y réfléchissant, nous constatons que nous ne sommes pas vraiment satisfaits de nos relations sexuelles, que notre partenaire ne sait pas comment nous toucher, que les caresses ne sont pas placées où nous aurions envie ni avec l’intensité attendue.

Certains se donnent finalement le droit de se masturber en secret pour avoir du plaisir, mais dans une énergie chargée de culpabilité qui pourra avoir des conséquences inconscientes bien après s’être sexuellement libéré.

 

Des traces du contenu émotionnel d’expériences sexuelles insatisfaisantes subsistent dans les tissus musculaires génitaux, accumulant dans cette zone des tensions, mais si lentement que nous ne soupçonnons même pas que ce processus se mette en place.

Les tissus du corps se durcissent, créant une tension et bloquant l’énergie dans la zone traumatisée.

 

En s’insensibilisant, le corps cherche à atténuer sa vulnérabilité face à la douleur, mais cela a aussi pour effet de diminuer sa capacité à ressentir du plaisir.

​Comme les organes sexuels ont été soumis à la réprobation d’énergie dès l’enfance, la région pelvienne est devenue un entrepôt  d’empreintes négatives, réduisant largement notre capacité à avoir du plaisir sexuel en entravant la pleine jouissance de la libération orgasmique.

Source : "L'art de l'extase sexuelle" de Margot Anand